Le câble est l’accessoire que l’on choisit trop vite, et sur lequel se joue pourtant une bonne part du confort quotidien.
Avez-vous besoin d’un câble ?
Une règle simple : si votre borne a une prise Type 2 (sans câble attaché), il vous en faut un. Si elle a un câble attaché, il est inutile à domicile.
Mais gardez ceci en tête : la plupart des bornes publiques en courant alternatif (voirie, parkings, supermarchés) sont équipées d’une simple prise Type 2, sans câble. Sans le vôtre dans le coffre, vous ne pouvez pas y recharger. C’est une raison suffisante d’en posséder un, même si votre borne domestique a un câble attaché.
Mode 2 ou mode 3 : ne pas confondre
Le câble mode 2 est celui livré avec le véhicule, doté d’un gros boîtier de contrôle. Il sert à recharger sur une prise domestique ou renforcée. Sur une prise Green’Up, il doit être compatible pour atteindre réellement 3,7 kW.
Le câble mode 3 est le câble Type 2 vers Type 2, sans boîtier. C’est celui qui relie votre véhicule à une borne, domestique ou publique. C’est de celui-ci qu’il est question ici.
Prenez du 22 kW même en monophasé
Contre-intuitif mais fondé : un câble triphasé 22 kW fonctionne parfaitement sur une installation monophasée (les conducteurs supplémentaires ne sont simplement pas utilisés). L’inverse est faux : un câble monophasé bridera une borne triphasée.
Pour une dizaine d’euros d’écart, vous obtenez un câble universel qui suivra votre prochain véhicule et fonctionnera sur toutes les bornes publiques. Le seul inconvénient est le poids : un câble 32 A triphasé est plus épais et plus rigide, moins agréable à enrouler par temps froid.
La longueur : le vrai critère
C’est le point sur lequel se trompent la plupart des acheteurs. 5 mètres suffisent si la borne est proche de la trappe de charge. Ils deviennent justes, voire insuffisants, si la trappe est du côté opposé, si vous vous garez parfois dans l’autre sens, ou si la borne est décalée par rapport à la place.
En cas de doute, prenez 7 mètres : 20 à 30 € de plus, et une contrainte quotidienne en moins.
Ce qu’il faut vérifier
- Les certifications : marquages CE, idéalement TÜV. Un câble transporte 32 A pendant des heures, ce n’est pas un accessoire sur lequel économiser à l’aveugle.
- La section des conducteurs, qui doit correspondre à l’intensité annoncée.
- Le sac de transport, détail pratique mais réel : un câble sale dans un coffre propre devient vite agaçant.